
L’investissement immobilier ne se résume pas à l’achat direct d’un bien ou à souscrire des parts de SCPI. Il existe une troisième voie, moins connue du grand public, utilisée par les investisseurs avertis : le club deal immobilier. Ce montage permet à un groupe restreint de personnes de co-investir dans un actif spécifique comme une opération immobilière, un immeuble de rapport, un projet de réhabilitation en partageant à la fois les risques et les rendements potentiels. Ce véhicule d’investissement mérite toutefois d’être bien compris avant d’être envisagé.
Un club deal immobilier est un montage d’investissement collectif restreint, dans lequel un nombre limité d’investisseurs privés s’associent pour financer ensemble l’acquisition ou le développement d’un actif immobilier ciblé. Contrairement au crowdfunding immobilier classique, qui peut rassembler des centaines ou des milliers de participants autour d’un projet, le club deal fonctionne plutôt sur un principe de cercle fermé. Quelques investisseurs qualifiés se réunissent autour d’une opportunité précisément identifiée.
L’actif concerné est au coeur du montage et peut être :
Chaque investisseur entre dans l’opération en connaissance de cause, avec une information détaillée sur le projet, sa localisation, ses caractéristiques financières et les risques associés.
La structuration juridique d’un club deal repose le plus souvent sur la création d’une entité dédiée à l’opération. Deux formes sont couramment utilisées.
La gouvernance est l’un des éléments qui distinguent le club deal des autres formes d’investissement collectif. Chaque associé dispose d’un droit de regard sur les décisions importantes : choix du gestionnaire, approbation des comptes, validation des étapes-clés de l’opération, décision de cession…
Les règles de vote et de quorum sont définies dans les statuts et le pacte d’associés. Certaines décisions peuvent requérir l’unanimité ou une majorité qualifiée, comme la cession anticipée, le recours à un emprunt supplémentaire ou un changement d’orientation du projet.
Le club deal immobilier se distingue du crowdfunding par son ticket d’entrée sensiblement plus élevé. Là où une plateforme de financement participatif peut accepter des investissements de quelques centaines d’euros, un club deal requiert généralement un apport minimum de l’ordre de plusieurs dizaines de milliers d’euros. Cela peut même être davantage selon la taille de l’opération et le nombre d’associés.
Ce seuil élevé, loin d’être une barrière arbitraire, reflète la nature même du montage. Chaque investisseur représente une part significative de la structure, ce qui justifie un niveau d’information et d’implication plus important. Il traduit aussi un profil de risque différent, que l’investisseur doit être en mesure d’assumer sans fragiliser sa situation patrimoniale globale.
Le club deal s’adresse donc en priorité aux investisseurs :
Les frais d’un club deal comprennent généralement :
Ces frais doivent être clairement présentés et comparés au rendement espéré de l’opération. Ils constituent un élément de décision important : un club deal bien structuré par un gestionnaire expérimenté justifie sa rémunération par la qualité de la sélection des actifs et la rigueur du suivi.
L’horizon de placement d’un club deal immobilier est généralement compris entre 3 et 7 ans, selon la nature de l’opération, mais cela peut aller jusqu’à 10, voire 15 ans. Un projet de promotion immobilière (construction-vente) se déroule par exemple sur une durée plus courte que pour une opération d’acquisition-valorisation-revente d’un immeuble existant.
Pendant toute cette période, les fonds sont immobilisés. C’est un point fondamental à intégrer avant toute décision : la liquidité des parts est très limitée, voire inexistante en cours d’opération. Il n’existe pas de marché secondaire organisé pour céder ses parts facilement, contrairement à une SCPI ou à des parts de fonds cotés. La sortie intervient principalement lors de la cession de l’actif, à l’échéance prévue de l’opération.
Certains pactes prévoient néanmoins des clauses de sortie anticipée, mais il faut l’accord des autres associés ou remplir des conditions strictement définies. L’investisseur doit donc considérer son apport comme indisponible pendant la durée de l’opération.
La comparaison avec la SCPI (société civile de placement immobilier) est inévitable, les deux véhicules relevant de l’investissement immobilier collectif. Cependant, une SCPI fonctionne sur un modèle de fonds ouvert ou semi-ouvert, géré par une société de gestion agréée. Elle regroupe des milliers d’investisseurs et détient un portefeuille diversifié d’actifs immobiliers. La liquidité est relativement meilleure, les tickets d’entrée plus faibles et la gestion entièrement déléguée. En contrepartie, l’investisseur n’a aucun droit de regard sur les choix d’actifs ou de stratégie.
Le club deal, lui, porte sur un actif unique clairement identifié. L’investisseur sait exactement dans quoi il investit, avec qui et selon quelles modalités, avec une gouvernance partagée. Le potentiel de plus-value immobilière à la revente peut être plus important, mais le risque est également concentré sur un seul projet et non dilué entre plusieurs actifs comme avec la SCPI.
Le club deal immobilier présente un niveau de risque supérieur à un investissement immobilier direct bien diversifié. La concentration sur un seul projet signifie que si l’opération rencontre des difficultés (retard de chantier, baisse des prix à la commercialisation, défaillance d’un intervenant…), l’impact est direct et intégralement pour les investisseurs.
La diversification patrimoniale est donc indispensable : un club deal ne devrait représenter qu’une fraction du patrimoine global de l’investisseur, aux côtés d’actifs plus liquides et moins concentrés.
En contrepartie, ce profil de risque plus élevé est théoriquement associé à des rendements potentiels plus importants qu’un placement immobilier classique, en particulier grâce aux opérations de promotion ou de valorisation d’actifs.
Raizers sélectionne et structure des opportunités d'investissement immobilier en les présentant de façon pédagogique et contextualisée. Chaque opération proposée sur la plateforme est analysée en amont par des experts en gestion de patrimoine, qui évaluent la solidité du projet, la qualité des intervenants, les conditions de marché et les perspectives de rendement.
Cette sélection rigoureuse est au coeur de l’approche de Raizers : l'investisseur n'a pas à conduire lui-même les due diligences, mais accède à une opportunité déjà qualifiée, présentée avec l'ensemble des éléments nécessaires à une décision éclairée. La plateforme s'appuie sur une communauté de plus de 50 000 investisseurs inscrits et plus de 445 millions d'euros collectés depuis sa création.
L'investissement en club deal via Raizers s'inscrit dans une logique de diversification patrimoniale : aux côtés d'autres classes d'actifs (fonds en euros, unités de compte, ETF…), il représente une exposition à l'immobilier privé avec un potentiel de rendement distinct.
Sources :
https://lessecretsdelimmo.fr/investissement-immobilier/club-deal-immobilier/
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Les deux permettent d'investir collectivement dans l'immobilier, mais sur des logiques très différentes. Le crowdfunding rassemble un grand nombre de participants autour d'un projet, avec des tickets d'entrée faibles et une durée généralement courte (12 à 36 mois). Le club deal réunit un cercle restreint d'investisseurs (généralement entre 20 et 40 membres) autour d'un actif précisément identifié, avec un ticket d'entrée bien plus élevé, une durée plus longue et une gouvernance partagée. L'investisseur en club deal dispose d'un droit de regard sur les décisions stratégiques, contrairement au crowdfunding classique.
La fiscalité d'un club deal est étroitement liée à la structure juridique retenue et à la localisation du projet. Dans une SAS soumise à l'impôt sur les sociétés, les plus-values et revenus sont d'abord imposés au niveau de la société, puis à celui de l'investisseur lors de la distribution. Des montages via holding à l'IS sont parfois utilisés pour optimiser la fiscalité des revenus et des plus-values. Il est également possible de détenir ses parts dans un PEA pour bénéficier de son cadre fiscal avantageux. Compte tenu de la complexité des situations individuelles, un conseil personnalisé auprès d'un professionnel est indispensable avant tout investissement.
La liquidité est faible dans un club deal. Il n’existe pas de marché secondaire organisé pour céder ses parts librement en cours d’opération et la sortie intervient principalement lors de la cession de l’actif à l’échéance prévue. Certains pactes d’associés prévoient des clauses de sortie anticipée, mais elles sont strictement encadrées.
Les tickets d'entrée se situent souvent entre 50 000 et 250 000 €minimum et peuvent dépasser le million d'euros sur des montages institutionnels. Ce seuil élevé s'explique par la nature même du véhicule : chaque investisseur représente une part significative de la structure dédiée, ce qui justifie un engagement financier conséquent.
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